Unpopular: les outils No-Code rendront les choses... encore pire

C'est un brin provoquant de ma part, voire ironique puisqu'Enspirit participe largement au No-Code en commercialisant un outil comme Klaro Cards...

Attendez, je vous explique.

Au départ, le no-code démocratise. Des outils comme Notion, Glide, Google Forms (ou leurs équivalent Belgo-Européens Klaro Cards, AppTree, Tally) rendent la création de logiciels accessible au plus grand nombre (à des power users, en pratique, tout comme MS Access ou Excel au final).

Si cette démocratisation permet aux power users d'automatiser, ils le font plus rarement avec une vision globale des stocks et des flux d'information dans l'entreprise.

Quelques résultats que j'observe en pratique :
👉 Le nombre d'outils explose, le budget également (y compris pour des outils d'interconnexion comme Zapier).
👉 On voit apparaître des silos de données, par manque de réflexion architecturale.
👉 Un département qui s'automatise peut obliger un autre à copier-coller les données manuellement s'il n'a pas participé à la démarche.
👉 Il existe des risques de fuite ou perte de données, risques qui doivent être pris en compte même s'ils complexifient encore la question architecturale déjà épineuse.

Personnellement, je crois qu'une approche No-Code ou Low-Code peut coûter moins cher que du développement dédié dont je connais comme personne les coûts d'investissements et de maintenance.

Cela dit, je pense que s'il faut démocratiser les approches digitales, il faut aussi les gouverner pour éviter des surprises. Et dans ce domaine, force est de constater qu'on en est aux balbutiements.

Mais c'est un beau challenge, et nous sommes quelques uns à y travailler activement.

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